Le mal des transports :
comment l’éviter et voyager en toute sérénité ?

Ecrit par Paul Musset, Docteur en pharmacie | publié le | mis à jour le 03/04/2020

Le mal des transports : comment l’éviter et voyager en toute sérénité ?

Le mal des transports touche environ 1 voyageur sur 3 et concerne les trajets en voiture, en bus, en bateau, en train ou en avion. Quels sont les symptômes d’un mal des transports ? Pourquoi ces sensations désagréables apparaissent-elles ? Peut-on les éviter ? Focus sur une situation qui peut aller du simple tournis au handicap.

Mal des transports : késako ?

Les symptômes du mal des transports

Le mal des transports est également connu sous le nom scientifique de cinétose. Il fait référence à un inconfort ressenti durant les déplacements en véhicule.

Les symptômes les plus caractéristiques de ce trouble sont :

  • Des nausées (communément appelé « mal au cœur ») ;
  • Des vertiges ;
  • Une transpiration excessive ou sueur ;
  • Une respiration accélérée ;
  • Des maux de tête.

Chez les personnes les plus sensibles, ces symptômes peuvent évoluer jusqu’aux vomissements.

La cinétose ne présente aucun caractère de gravité. Toutefois, les personnes souffrant d’un mal des transports prononcé peuvent vivre cette situation comme un véritable handicap, car le moindre trajet véhiculé devient vite un vrai cauchemar. Le mal des transports est très souvent ressenti sur un bateau (mal de mer). Toutefois, tous les moyens de transport tels que l’avion, la voiture, le bus ou même le train sont concernés.

Cause du mal des transports : un conflit entre les yeux et l’oreille interne

Nous sommes tous naturellement dotés d’un centre de l’équilibre qui s’appuie sur des informations sensorielles pour nous orienter et ajuster notre posture en fonction de la situation. C’est grâce à ce processus que nous parvenons à tenir debout, par exemple.

Les données sensorielles proviennent de différents capteurs situés au niveau des oreilles, des membres et des yeux. Lors d’un déplacement en voiture, notre corps reste en position statique alors que les yeux perçoivent un mouvement. Cette différence de perception entraîne un conflit entre ce qui est capté par l’organe de l’équilibre présent dans l’oreille interne (vestibule) et ce qui est perçu par les yeux. Le premier ne ressent aucun mouvement du corps alors que les yeux observent un déplacement. Ce conflit désoriente le centre de l’équilibre qui ne sait pas quelle information renvoyer au cerveau. C’est à ce moment précis qu’un malaise peut être ressenti.

Qui peut être sujet au mal des transports ?

Les enfants jusqu’à 12 ans sont particulièrement touchés par le mal des transports. D’ailleurs, ils présentent régulièrement des symptômes spécifiques comme des bâillements fréquents, de l’agitation ou des pleurs. Chez les adultes, ce sont en particulier les femmes qui sont fréquemment victimes d’une cinétose, en particulier durant les règles et pendant la grossesse.

Les personnes souffrant régulièrement de migraine sont aussi prédisposées au développement d’un mal des transports.

Les animaux aussi victimes du mal de mer
Nos fidèles compagnons ne sont pas épargnés par les maux liés aux transports. Comme pour leurs maîtres, le trouble est lié à une mauvaise gestion de l’équilibre. Ce sont essentiellement les jeunes animaux tels que les chiots et les chatons qui sont concernés, du fait du manque de maturité du mécanisme de l’oreille interne.

Cinétose : traitements et prévention

Comment soigner un mal des transports ?

Médicaments contre les nausées

Lorsque les symptômes du mal des transports sont prononcés, plusieurs traitements médicamenteux peuvent être envisagés pour les éviter :

  • Des antihistaminiques à base de Dymenhydrinate ou de diphénhydramine qui possèdent des propriétés anti-nauséeuses ;
  • Des médicaments contre les vomissements ;
  • Des patchs à base de scopolamine qui agissent sur les mécanismes de l’oreille interne. Ce traitement ne peut être prescrit que par un médecin et ne convient pas aux enfants de moins de 15 ans.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

L’aromathérapie et la phytothérapie

Les huiles essentielles contre le mal des transports

Les médicaments cités plus hauts ont un inconvénient : ils sont susceptibles de provoquer des effets secondaires tels que sécheresse buccale, fatigue, palpitations cardiaques.

Pour éviter de subir ces désagréments, des méthodes plus douces peuvent également se révéler très efficaces pour soulager les symptômes propres au mal des transports. C’est le cas des huiles essentielles, et plus particulièrement de la synergie de la menthe poivrée et du citron.

Ces deux huiles essentielles mélangées ont le pouvoir de maîtriser les nausées.

En pratique, comment les utiliser ?

  • Mélangez dans un flacon 7 ml d’huile essentielle de citron et 3 ml d’huile essentielle de menthe poivrée ;
  • Agitez bien la solution et déposez une goutte sur votre langue ;
  • Réitérez l’opération au bout de 20 minutes si l’envie de vomir persiste.

Les huiles essentielles réclament des précautions d’emploi très strictes et ne peuvent pas être administrées chez toutes les personnes. Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement concernés par de nombreuses contre-indications liées à l’utilisation d’huiles essentielles. En cas de doute, demander conseil à un médecin ou un pharmacien est indispensable.

Le gingembre

C’est le rhizome, la partie inférieure de la plante, qui est utilisé. Le gingembre a en effet des propriétés antiémétiques (qui luttent contre les nausées). Pour profiter de ses bienfaits, il suffit de laisser infuser quelques rondelles de gingembre frais dans un verre d’eau bouillante, puis de boire l’infusion une heure environ avant de partir. Si des nausées se font ressentir en trajet, des solutions à base d’extraits de gingembre et d’autres plantes permettent de soulager cette sensation inconfortable. Pour les enfants, souvent sujets au mal des transports, les compléments alimentaires Pediakid ont été spécialement créés pour les aider à mieux supporter les trajets en véhicule.

L’homéopathie spécifique au mal des transports

En prévention d’un mal au cœur durant un trajet, l’homéopathie est bien connue pour son efficacité. Les substances actives contre le mal des transports utilisés en homéopathie sont principalement :

  • Cocculus indicus ;
  • Nux Vomica ;
  • Tabacum ;
  • Petroleum.

Les bracelets d’acupression

Si les produits vus précédemment sont efficaces chez de nombreuses personnes, certains traitements naturels comme ceux à base d’huiles essentielles sont contre-indiqués chez la femme enceinte. Dans ce cas, il existe des bracelets qui fonctionnent sur le principe de l’acupuncture et qui peuvent être utilisés chez la future maman sans danger. C’est une petite boule placée à l’intérieur du bracelet qui appuie sur une zone précise du poignet (point d’acupression), de manière à soulager naturellement les nausées.

Les bonnes pratiques pour éviter le mal des transports

Afin de limiter l’apparition des symptômes liés au mal des transports, plusieurs astuces préventives peuvent être efficaces. Voici quelques exemples :

  • Avant un voyage, manger mais éviter les repas trop lourds ;
  • Durant le transport, fixer un point fixe situé un peu loin ;
  • Éviter la lecture, les visionnages vidéos ;
  • Se concentrer sur sa respiration pour se détendre pendant le trajet ;
  • Écouter de la musique avec des écouteurs.

Le mal des transports est souvent vécu comme une fatalité. Il peut provoquer chez certaines personnes tant d’appréhension que la simple idée de se déplacer en véhicule est insupportable. Grâce aux différentes solutions anti-nausées et en veillant à adopter de bonnes pratiques, le mal des transports peut pourtant plus facilement se faire oublier.

Les trois points clés à retenir sur le mal des transports :

  • Le mal des transports touche plus particulièrement les enfants de moins de 12 ans ainsi que les femmes ;
  • Le mal des transports peut être naturellement traité par des solutions à base d’huiles essentielles, des compléments alimentaires ou encore des bracelets d’acupression ;
  • Grâce à des astuces et de bonnes pratiques comportementales en voiture (fixation d’un point lointain, concentration sur la respiration…), le mal des transports peut être mieux maîtrisé.
A propos de l'auteur
Paul Musset
Paul Musset
Docteur en pharmacie
Diplômé d’un doctorat en pharmacie de l’université de Reims, Paul Musset est passionné de médecine naturelle et de nutrition sportive. Il vous accompagne dans « Mon journal bien-être et beauté » en vous prodiguant ses conseils santé et bien-être.
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