Quel pansement pour quelle plaie :
explications et aide au choix

Ecrit par Paul Musset, Docteur en pharmacie | publié le | mis à jour le 08/09/2021

Quel pansement pour quelle plaie : explications et aide au choix

Brûlures, coupures, ampoules… Ces petits bobos du quotidien ont le don de survenir quand on s’y attend le moins. Alors, pour éviter d’être pris au dépourvu, autant être paré et bien équipé. Quel pansement choisir pour quelle plaie ? Comment bien les utiliser ? Voici toutes les infos à connaître sur les pansements et leur utilité.

Quel est le rôle du pansement ?

Protéger la plaie des microbes et des bactéries

L’un des rôles principaux de l’épiderme est de protéger l’organisme des bactéries et des corps étrangers. En cas de plaie, la peau ne peut plus jouer son rôle de barrière. La porte est ouverte aux germes et aux micro-organismes qui peuvent s’infiltrer dans la chair et se propager dans le corps.

Par ailleurs, en cas de plaie, il est important de veiller à ne pas aggraver la situation par les frottements (vêtement, ceinture, bijoux…). Pour éviter ces complications, le pansement joue alors un rôle de protection en couvrant la peau lésée.

Favoriser la cicatrisation

En cas de blessure, permettre à la peau de retrouver son intégrité est essentiel. Pour y parvenir, il convient d’agir rapidement et remplir toutes les conditions pour une bonne cicatrisation de l’épiderme. Il faut :

  • Préserver un bon taux d’humidité, car cette dernière participe au renouvellement des cellules. En revanche, l’humidité ne doit pas être trop importante, pour éviter un effet de macération ;
  • Veiller à la bonne respiration cutanée en laissant une zone d’aération suffisante à la plaie.

Les pansements sont tous conçus pour répondre à ces besoins, ils sont généralement composés d’une compresse de gaze et d’un support adhésif.

Les critères de sélection du pansement

Il existe aujourd’hui une large gamme de pansements pour répondre à toutes les situations possibles. Le choix du pansement le mieux adapté dépend de plusieurs critères :

  • La taille de la plaie : entre une petite égratignure au doigt et une coupure plus large au bras, il y a une différence qui nécessite une adaptation de la taille du sparadrap ;
  • Le niveau de saignement : sur certaines zones de la peau, une petite blessure peut déclencher un saignement important. Pour le stopper rapidement, il existe des pansements dits « hémostatiques » ;
  • La zone touchée : selon la localisation de la blessure, il faudra adapter le type de pansement. Par exemple, il existe des pansements spécifiques pour les articulations ;
  • Le type de blessure : coupure, brûlure, ampoule…
  • La rapidité de cicatrisation souhaitée : lorsque la blessure a un impact sur les activités d’un individu, accélérer la cicatrisation peut être utile pour reprendre une vie normale. Dans ce cas précis, il existe des pansements cicatrisants dits « hydrocolloïdes ».

Bien soigner une plaie : les étapes à ne pas manquer
Les plaies superficielles (éraflures, coupures peu profondes, brûlures au premier ou deuxième degré) ne nécessitent pas forcément l’intervention d’un professionnel de santé. Vous pouvez les soigner vous-même en respectant 3 étapes clés :
- Le nettoyage de la plaie pour supprimer les corps étrangers (à l’eau ou au sérum physiologique) ;
- La désinfection par le biais d’un antiseptique ;
- La protection par un pansement.

Bien choisir son pansement en fonction de sa plaie

Pour une brûlure

Avant tout, il faut distinguer la brûlure du premier degré de celle du second degré. L’action sera en effet différente. La première se traduit par une simple irritation et une légère rougeur de la peau (c’est par exemple le cas du coup de soleil). Une petite douleur au toucher peut également être ressentie. Aucun pansement n’est alors nécessaire, et la peau guérit souvent en quelques jours.

Dans le cas d’une brûlure superficielle au second degré, la réaction est plus forte : la rougeur est plus marquée et la douleur plus intense. La formation de cloque est alors souvent inévitable. Pour soigner ce type de plaie, il faut utiliser un pansement appelé « tulle gras ». Ce dernier aide à la cicatrisation grâce à l’action de particules hydrocolloïdes.

Pour une coupure

En cas de petite coupure du type égratignure, il est possible d’utiliser un pansement liquide. Ces derniers se présentent généralement sous forme de sprays et permettent en une simple vaporisation de créer un film protecteur. Ce type de produit est particulièrement pratique pour les zones de plis.

Pour les coupures un peu plus importantes, un pansement classique peut être utilisé après avoir bien désinfecté la plaie.

Pour les doigts, il existe des systèmes spécifiques qui s’adaptent parfaitement à la forme des phalanges. Étanches, auto-adhésifs et respirants, ces pansements permettent de reprendre une activité manuelle sans délai.

Pour une plaie aux articulations

Les genoux et les coudes sont régulièrement soumis au risque de chocs. Ces zones peuvent provoquer des saignements importants. Pour protéger ce type de blessures, il existe des pansements absorbants et extensibles qui permettent de conserver une bonne liberté de mouvement.

Pour une ampoule

L’ampoule est une plaie dans tous les sens du terme. Particulièrement douloureuse et souvent mal placée, elle nécessite un pansement spécifique. Ce dernier est conçu en plusieurs épaisseurs contenant un gel de particules qui favorisent la guérison et procurent un effet coussinet. Ainsi, vous évitez les douleurs liées aux frottements.

Pour une crevasse

Les crevasses apparaissent fréquemment au niveau des pieds et des mains lorsque la peau est exposée à une variation de température fréquente et importante ou en cas de grand froid. Tout comme les ampoules, elles sont très handicapantes et nécessitent un soin adapté pour éviter qu’elles prennent de l’ampleur. Pour les soigner, il existe des pansements sous forme de gel qui favorisent leur cicatrisation et aident la peau à se refermer.

Pour des cors

Pour venir à bout des cors et durillons, il existe des pansements dits coricides. Ils sont composés d’acide salicylique qui permet d’éliminer la callosité.

Comment composer sa trousse à bobos idéale ?
Pour faire face en toutes circonstances à n’importe quel bobo, votre trousse de premiers secours doit contenir :
- Du coton ;
- Des compresses stériles individuelles ;
- Un antiseptique ;
- Un rouleau de sparadrap ou des sparadraps stériles de différentes tailles ;
- Des pansements waterproof ;
- Des pansements hémostatiques ;
- Une pince à épiler pour retirer les corps étrangers ;
- De petits ciseaux ;
- Un baume pour soulager les hématomes, de type arnica.

Pour transformer rapidement ses petits bobos en souvenir, bien les soigner est une priorité. C’est en choisissant un pansement adapté à votre plaie que vous mettrez toutes les chances de votre côté de retrouver rapidement une peau en pleine santé.

Les trois points clés à retenir pour choisir quel pansement pour quelle plaie :

  • Le pansement joue un rôle de protection et favorise la cicatrisation ;
  • Chaque type de plaie dispose d’une gamme spécifique de pansements ;
  • Avant de poser un pansement sur une plaie, il convient de la nettoyer et de la désinfecter.
A propos de l'auteur
Paul Musset
Paul Musset
Docteur en pharmacie
Diplômé d’un doctorat en pharmacie de l’université de Reims, Paul Musset est passionné de médecine naturelle et de nutrition sportive. Il vous accompagne dans « Mon journal bien-être et beauté » en vous prodiguant ses conseils santé et bien-être.
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