Cholestérol :
comprendre et prévenir les risques

Ecrit par Paul Musset, Docteur en pharmacie | publié le

Cholestérol : comprendre et prévenir les risques

Tout le monde a du cholestérol, mais savez-vous ce que ça veut dire exactement ? Que signifie avoir du " bon " ou du " mauvais " cholestérol et comment le réduire ? Autant de questions auxquelles nous vous répondons.

Cholestérol : qu’est-ce que c’est ?

Le cholestérol : explication

Le cholestérol est un lipide, c’est-à-dire un corps gras, en partie produit par notre corps, principalement par notre foie. Ce dernier fabrique 1 gramme de cholestérol par jour, ce qui correspond à environ 70 % du cholestérol total de notre corps. On parle de cholestérol endogène. Le reste de notre cholestérol provient de notre alimentation, notamment des graisses saturées (charcuterie, produits d’origine animale, viandes grasses, fromages…) : c’est le cholestérol exogène.

Si le cholestérol est souvent décrié, il est pourtant indispensable au bon fonctionnement du corps. Il va notamment permettre de constituer les membranes de nos cellules, et c’est aussi un composant de certaines hormones sexuelles (testostérone). Le cholestérol est également un des ingrédients de la bile, indispensable à la digestion. Enfin, il fait évidemment partie de notre graisse corporelle.

Les risques liés à un cholestérol trop élevé

Le cholestérol a donc un rôle très important dans le corps, mais il ne faut pas en avoir trop. Un taux de cholestérol total supérieur à 2 peut avoir de graves conséquences. Le principal risque d’un cholestérol trop élevé est un accident cardiovasculaire. En effet, un cholestérol trop élevé encrasse les artères, ce qui peut déboucher sur un infarctus, une angine de poitrine ou une crise cardiaque.

Les causes d’un cholestérol trop élevé

Un cholestérol trop élevé peut provenir d’une alimentation trop riche en graisses saturées, mais pas uniquement. Des maladies génétiques, notamment l’hypercholestérolémie, peuvent provoquer un taux de cholestérol dangereux. Un cholestérol élevé n’a pas vraiment de symptômes, mais un taux trop élevé peut provoquer des maladies.

Un véritable problème de société
Quand on mesure le cholestérol, on vérifie le " bon " cholestérol et le " mauvais " cholestérol. Le taux de ce dernier ne doit pas dépasser 1,6 g/l pour être en bonne santé. Or, en 2015, près de 20 % de la population française entre 18 et 74 ans avait un taux de mauvais cholestérol supérieur à 1,6 g/l (source : Étude Esteban).

Qu’entend-on par bon et mauvais cholestérol ?

Quelle est la différence entre bon et mauvais cholestérol ?

Parler de bon et de mauvais cholestérol est inexact, car le cholestérol concerné est le même dans les deux cas. Ce qui va jouer ici, ce sont les éléments qui vont permettre de le transporter dans le sang. Le sang est principalement composé d’eau. Le cholestérol, lui, est un lipide, il est donc hydrophobe. Il va alors avoir besoin d’une " membrane " pour le transporter, et c’est là que les lipoprotéines entrent en jeu. Mais elles ne sont pas toutes identiques.

L’intervention des lipoprotéines HDL et LDL

Commençons par le " bon cholestérol ", autrement appelé le cholestérol HDL. Il doit ce nom aux lipoprotéines qui le transportent dans le sang jusqu’au foie, les HDL (High Density Lipoproteins). Ces lipoprotéines récupèrent l’excédent de cholestérol dans les artères sur leur passage afin de l’éliminer, ce qui permet de garder un cholestérol total dans la norme.

De son côté, le " mauvais cholestérol ", ou cholestérol LDL (Low Density Lipoproteins) part du foie pour aller dans les organes, et ses lipoprotéines LDL vont plutôt avoir tendance à déposer du cholestérol sur leur chemin et donc à encrasser les artères.

Contrôle du cholestérol
Pour connaître votre taux de cholestérol et savoir si vous n’en avez pas trop, il faut faire une prise de sang à jeun pour mesurer vos taux de cholestérols HDL, LDL et total, ainsi que votre taux de triglycérides. On fait généralement son premier bilan lipidique vers 20 ans. À partir de 50 ans, on conseille d’en réaliser un tous les 5 ans pour les hommes et tous les 3 ans pour les femmes.

Comment traiter le cholestérol ?

Surveiller son alimentation

N’oublions pas que 30 % de notre cholestérol provient de notre alimentation, il y a donc des aliments à éviter pour limiter son cholestérol. Il faut réduire au maximum la consommation d’aliments trop gras et ceux riches en graisses saturées (beurre, fromage, crème fraîche…). Adopter au plus vite un régime anti cholestérol permet d’anticiper le risque d’atteindre un taux trop élevé, surtout si c’est un problème récurrent dans votre famille. Cela vous évitera de vous voir interdit de certains aliments par la suite.

La bonne nouvelle, c’est que certains aliments sont connus pour être anti cholestérol, comme la noix qui permettrait de faire baisser le taux de cholestérol selon plusieurs études. Vous pouvez également remplacer le lait de vache par du lait de soja pour limiter les graisses saturées ; vous trouverez des yaourts au soja, de la farine de soja, mais aussi des haricots de soja. Remplacez les pâtes classiques par des pâtes au blé complet et misez sur du riz brun.

Pratiquer une activité physique

Autre méthode pour lutter contre le cholestérol, l’activité physique. Pendant le sport, votre corps va puiser dans ses réserves de graisses et donc faire baisser votre taux de cholestérol. Par ailleurs, l’activité sportive est bonne pour le cœur et va renforcer vos artères, un excellent moyen de réduire les risques de maladies cardiovasculaires.

Les compléments alimentaires pour réduire le cholestérol

En plus des aliments anti cholestérol et d’une activité sportive, vous pouvez prendre des compléments alimentaires. Ils se présentent généralement sous la forme de sachets de poudre, de comprimés ou de gélules pour une prise simple et rapide au moment des repas. En ce qui concerne la composition, on y retrouve de la levure de riz rouge, des omégas 3, mais aussi de l’huile de germe de blé.

Notre sélection de compléments alimentaires contre le cholestérol

Traitements médicamenteux

Pour certaines personnes, modifier son hygiène de vie ne suffit pas à baisser son cholestérol, notamment pour celles souffrant d’hypercholestérolémie. Dans ces cas-là, la seule façon de lutter contre un taux de cholestérol trop élevé est de prendre des médicaments. Leur action vise à réduire la quantité de lipides qui circulent dans le sang. Pour ce faire, ils empêchent l’action d’une enzyme qui est utilisée par le foie pour produire le cholestérol.

Substance indispensable à notre organisme, le cholestérol doit être surveillé et contrôlé régulièrement afin d’éviter tout risque de problèmes de santé.

Les trois points clés à retenir sur le cholestérol :

  • Le cholestérol a une vraie utilité pour l’organisme et son fonctionnement : des problèmes apparaissent lorsque le taux de cholestérol est trop élevé.
  • Notre corps fabrique du cholestérol : notre foie produit plus de 70 % du cholestérol de notre organisme. Le reste provient de notre alimentation, plus ou moins riche en graisses saturées.
  • Quand on parle de " bon " et de " mauvais " cholestérol, le cholestérol est le même. Ce qui va faire la différence, ce sont les deux lipoprotéines qui permettent de transporter le cholestérol.
A propos de l'auteur
Paul Musset
Paul Musset
Docteur en pharmacie
Diplômé d’un doctorat en pharmacie de l’université de Reims, Paul Musset est passionné de médecine naturelle et de nutrition sportive. Il vous accompagne dans « Mon journal bien-être et beauté » en vous prodiguant ses conseils santé et bien-être.
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