Le cor au pied :
comment retrouver des pieds de toute beauté ?

Ecrit par Paul Musset, Docteur en pharmacie | publié le | mis à jour le 31/03/2020

Le cor au pied : comment retrouver des pieds de toute beauté ?

Marcher en talons, courir, danser, sauter… Il faut l’avouer, nos pieds ont vraiment la vie dure ! C’est pourquoi ils nous rappellent parfois à l’ordre et nous font subir quelques petits désagréments douloureux. C’est le cas des cors aux pieds. À quoi sont-ils dus ? Comment les soigner ? Y a-t-il moyen de les éviter ? On vous répond.

Cors au pied : explications

Qu’est-ce qu’un cor au pied ?

Un cor se manifeste sur le pied sous la forme d’un épaississement de la peau. Il se situe généralement au niveau des zones de frottements, sur le dessus, les côtés ou entre deux orteils. Dans ce dernier cas, il est également connu sous le nom d’« œil de perdrix ».

Cette lésion est totalement bénigne, mais peut se montrer très gênante, voire douloureuse, à la marche.

Deux parties constituent le cor :

  • Le noyau : épais et translucide ;
  • La pointe : qui s’insère dans les profondeurs de la peau et qui est responsable d’éventuelles douleurs si elle atteint les terminaisons nerveuses.

Ce sont les pressions et les frottements répétés qui provoquent la naissance d’un cor au pied.

En clair, la zone du pied subissant la pression produit davantage de kératine. Il s’agit d’une protéine naturellement présente dans l’organisme. Au niveau de la peau, celle-ci a pour principale mission de protéger les parties profondes de l’épiderme. C’est cet excès de kératine qui est directement responsable de l’épaississement de la peau et de l’apparition d’un cor au pied.

Les types de cors au pied

Nous pouvons distinguer deux types de cors :

  • Le cor mou ou œil-de-perdrix : ils fonctionnent généralement par paire et se situent entre deux orteils qui ont tendance à être fort comprimés. Leur consistance est très molle et présente en son centre un point noir. Ce type de cor au pied est particulièrement sujet aux risques d’infection du fait de sa localisation. En effet, la transpiration est souvent intense entre les orteils et l’humidité favorise la prolifération de bactéries ;
  • Le cor dur : c’est le plus fréquent. On le retrouve sur les zones du pied les plus exposées aux frottements de la chaussure. Souvent douloureux, ils contraignent la personne à modifier sa façon de marcher pour éviter la pression sur le cor.

Quels sont les facteurs déclenchants du cor au pied ?

Deux principaux phénomènes peuvent favoriser leur apparition :

  • Des chaussures trop serrées ;
  • Un os saillant qui blesse la peau du pied lors des pressions pendant une marche.

Par ailleurs, certains profils sont plus exposés au risque de développer un cor :

  • Les femmes qui portent régulièrement des chaussures étroites et à talons hauts ;
  • Les sportifs ;
  • Les personnes âgées dont la peau est plus sèche et plus fragile ;
  • Les individus victimes d’une malformation du pied.

Cors au pied, durillons, callosités : comment les distinguer ?
Les callosités et les durillons font partie de la même famille que les cors. S’ils entraînent également un épaississement de la chair, leur localisation et leur aspect présentent des caractéristiques différentes :
•  La callosité est plutôt jaunâtre et se loge plus facilement sous la plante des pieds de manière étendue ;
•  Le durillon est nettement plus petit et trouve facilement sa place sous l’orteil.

Comment soigner un cor au pied ?

L’importance de les retirer

S’il est vrai qu’il ne présente pas de danger pour la santé, il est préférable de prendre les mesures nécessaires pour retirer un cor au pied. En effet, l’épaississement de la peau augmente naturellement la fréquence des frottements. De ce fait, la lésion peut subir une inflammation et des complications peuvent apparaître. Il peut se transformer en plaie et devenir sensible aux infections.

C’est également pour cette raison qu’il est préférable d’agir rapidement et de ne pas attendre que l’épaississement cutané soit douloureux. Un cor naissant et indolore est nettement plus facile à maîtriser qu’une lésion présente depuis longtemps. Bien souvent, lorsqu’un cor devient douloureux, c’est que ce dernier est déjà bien installé et qu’il affecte les terminaisons nerveuses.

Premier réflexe : les soins à la maison

Pour supprimer un cor, il est possible d’utiliser une lime, une râpe, une pierre ponce ou encore un coupe-cor (stylo muni d’une lame spéciale). L’objectif sera de frotter très doucement le cor chaque jour jusqu’à disparition définitive. Pour une meilleure efficacité, il est recommandé de procéder à ce soin sur une peau ramollie par l’eau chaude.

Ensuite, pour permettre à l’épiderme de se réparer plus rapidement, l’application d’une crème hydratante spécifique pour les pieds est fortement conseillée.

Enfin, en attendant que le cor disparaisse, le port de pansement adapté pour les cors permet d’éviter les nouveaux frottements et l’aggravation de la lésion.

Comment enlever un cor au pied qui persiste ? L’intervention du pédicure-podologue

Si, malgré toutes vos tentatives, le cor persiste, une consultation chez un médecin spécialisé, le pédicure-podologue, peut s’avérer nécessaire.

Ce dernier procédera à l’ablation du cor à l’aide d’un scalpel ou d’une fraise. Plusieurs séances peuvent être requises.

Peut-on prévenir l’apparition d’un cor au pied ?

Le port de chaussures adaptées pour éviter les frottements

D’une manière générale, une personne dont les pieds sont sensibles aux cors doit éviter de porter des chaussures qui provoquent des frottements importants (chaussures à bouts pointus par exemple).

L’astuce des pansements en prévention.
Lorsqu’une situation vous oblige à porter des chaussures qui favorisent les frottements, la pose d’un pansement anti-cor sur les zones à risque peut être une solution utile pour éviter la formation d’une lésion.

Les semelles ou les chaussures orthopédiques

Lorsque le cor persiste malgré les traitements, le praticien pourra proposer au patient une alternative sous forme de semelle ou de chaussure orthopédiques. L’une comme l’autre présentera l’avantage de réduire la pression sur la zone sensible aux cors.

L’ultime recours : l’intervention chirurgicale pour corriger une déformation

Par ailleurs, certaines malformations au niveau des pieds favorisent également l’apparition de cors. C’est le cas notamment de l’« hallux valgus », communément connu sous le nom d’oignon. Face à cette situation, un acte chirurgical peut être envisagé pour remédier au risque d’apparition des cors et soulager le patient.

Les cors aux pieds sont bénins et souvent indolores en premier lieu. Il ne faut toutefois pas les prendre à la légère, car un cor mal soigné peut se transformer en une lésion plus importante, voire une infection. N’oublions pas que nos pieds doivent nous supporter pour des années. Autant les traiter avec soin.

Les trois points clés à retenir sur les cors au pied :

  • Il existe deux types de cors : le cor mou et le cor dur ;
  • Il ne faut pas attendre qu’un cor au pied devienne douloureux pour le soigner ; plus on attend, plus le cor s’installe et sera difficile à retirer ;
  • Si les soins locaux classiques (pansements, crèmes…) sont sans effet, une consultation chez le médecin s’impose ; le cas échéant, ce dernier vous orientera vers un spécialiste.
A propos de l'auteur
Paul Musset
Paul Musset
Docteur en pharmacie
Diplômé d’un doctorat en pharmacie de l’université de Reims, Paul Musset est passionné de médecine naturelle et de nutrition sportive. Il vous accompagne dans « Mon journal bien-être et beauté » en vous prodiguant ses conseils santé et bien-être.
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