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Comprendre et prendre soin de ses cicatrices :
hypertrophiques et chéloïdes

Ecrit par Paul Musset, Docteur en pharmacie | publié le

Comprendre et prendre soin de ses cicatrices : hypertrophiques et chéloïdes

Chaque cicatrice raconte son histoire. Celle d’une blessure, d’une chirurgie (césarienne, thyroïdienne, otoplastie, abdominoplastie, …)  d’une brûlure, d’’acné juvénile ou parfois d’une période difficile. Si certaines s’effacent doucement avec le temps, d’autres deviennent surélevées, rouges, démangent et attirent le regard. Ce sont les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes, provoquant inconfort, gêne esthétique et parfois un impact psychologique1. Heureusement, il existe aujourd’hui des solutions efficaces pour prévenir et traiter ces cicatrices, dont le gel de silicone, pour prévenir, apaiser et améliorer leur apparence.

Qu’est-ce qu’une cicatrice ?

Une cicatrice est le résultat du processus naturel de cicatrisation, qui intervient lorsque la peau est endommagée. La peau se répare en produisant du collagène, une protéine essentielle à sa structure.

Dans la majorité des cas, ce processus se déroule harmonieusement, laissant derrière lui une cicatrice discrète, presque invisible, qui s’estompe avec le temps. Cependant, certaines cicatrices ne suivent pas ce parcours classique et peuvent devenir hypertrophiques ou chéloïdes.2 Ces cicatrices ne sont pas rares, et sont souvent dues à une mauvaise cicatrisation ou un temps de cicatrisation trop long et ont donc entrainé une surproduction de collagène, un excès de zèle de la peau qui cherche à se protéger.

Quand la cicatrisation se complique : hypertrophiques et chéloïdes3

La cicatrice hypertrophique

Une cicatrice hypertrophique est surélevée, rouge et parfois douloureuse, mais elle reste confinée à la zone initiale de la blessure. Elle peut provoquer gratter, tirer, gêner la mobilité surtout si elle se situe sur une articulation. Ces cicatrices ont tendance à s’atténuer naturellement avec le temps, mais le processus peut durer plusieurs mois.

La cicatrice chéloïde

La cicatrice chéloïde, quant à elle, dépasse souvent les limites de la plaie initiale. Elle peut apparaître plusieurs semaines après la blessure et continuer à croître, formant une masse dure, souvent rouge ou violacée. Les personnes à peau plus foncée sont particulièrement susceptibles de développer ce type de cicatrice. Les cicatrices chéloïdes ne sont pas dangereuses mais peuvent être douloureuses, provoquer des démangeaisons et générer une gêne esthétique importante et des complexes.

Pourquoi certaines personnes cicatrisent différemment4 ?

La formation de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes dépend de plusieurs facteurs :

  • La génétique : Les peaux à phototype 5 et 6 (peaux foncées) présentent des prédispositions à développer des cicatrices excessives, et en particulier chéloïdiennes.
  • L’âge : les jeunes adultes cicatrisent plus facilement, mais peuvent développer des cicatrices plus visibles.
  • La localisation de la cicatrice : certaines zones du corps, comme le décolleté, les épaules ou le lobe de l’oreille, sont plus exposées aux cicatrices chéloïdes.
  • Les hormones : les personnes traversant des changements hormonaux (grossesse, puberté..)
  • La nature de la blessure : brûlures, interventions chirurgicales, acné sévère ou traumatismes cutanés augmentent le risque de cicatrices problématiques.

Comprendre ces facteurs aide à anticiper et à mettre en place une prévention adaptée dès le début de la cicatrisation.

Quand la cicatrice pèse plus qu’une trace sur la peau

Impact esthétique et émotionnel

Une cicatrice visible et rouge, surtout sur le visage ou une zone exposée, peut être difficile à accepter. Elle attire le regard, rappelle un souvenir qu’on préférerait oublier, ou simplement ne correspond pas à l’image que l’on a de soi. Elle peut générer du stress, de l’anxiété ou une baisse de l’estime de soi.

Une cicatrice rouge très visible sur le visage, le cou ou les mains peut être source de gêne sociale et d’inconfort psychologique.

Impact physiologique

Certaines cicatrices provoquent des démangeaisons, douleurs ou sensations de tension, surtout lorsqu’elles se situent sur des zones mobiles. Elles peuvent également limiter les mouvements, par exemple après une chirurgie ou une brûlure.

Comment prévenir et traiter les cicatrices excessives5 ?

Prévention dès le départ

La prévention est souvent plus efficace que le traitement :

  • Protéger la plaie : nettoyer la plaie délicatement et éviter toute infection
  • Hydrater la peau : une peau bien hydratée cicatrise mieux.
  • Éviter le soleil : l’exposition directe peut rendre la cicatrice plus foncée et visible.
  • Utiliser un gel de silicone dès la fin de la cicatrisation : qui aidera à apaiser et lisser la cicatrice (quand les points de sutures ont été retirés ou les que les croutes sont tombées)

Traitement des cicatrices existantes

Pour les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes, plusieurs options existent :

  • Le massage et l’hydratation réguliers pour assouplir la peau.
  • Les gels et pansements de silicone qui permettent de réduire la surélévation et d’améliorer l’apparence esthétique de la cicatrice.
  • Les traitements médicaux4 : injections de corticoïdes, cryothérapie, laser ou chirurgie, selon la gravité et le type de cicatrice.

Conclusion

Une cicatrice, ce n’est pas seulement une marque sur la peau : c’est aussi une expérience, une émotion, parfois un souvenir difficile. Mais il est possible d’en adoucir la trace, de retrouver confiance et de prendre soin de soi grâce à des gestes simples et des traitements efficaces comme le gel de silicone.

Avec un peu de temps, de patience et de douceur, la peau retrouve son équilibre — et vous aussi..

Les 3 points clés à retenir pour comprendre sa cicatrice et en prendre soin

  1. Une cicatrice hypertrophique est surélevée mais limitée à la zone de la plaie, tandis qu’une cicatrice chéloïde dépasse souvent les contours de la blessure. Cependant, les deux peuvent être douloureuses et colorées.
  2. La prévention est essentielle : pansements adaptés, hydratation, protection solaire et soins précoces5.
  3. Le gel de silicone est un traitement cliniquement prouvé pour prévenir et améliorer l’apparence des cicatrices, avec une application simple.

Références

  1. Amici 2022_Impact of scars
  2. Zhu Z, Ding J, Shankowsky HA, Tredget EE: The molecular mechanism of hypertrophic scar. Journal of Cell Communication and Signaling. 2013, 7(4):239-25
  3. Wolfram D. et al. Hypertrophic scars and keloids – a review of their pathophysiology, risk factors and therapeutic management. Dermatologic Surgery. 2009;35:171-18
  4. Poetschke J. et al. Current options for the treatment of pathological scarring. Journal der Deutschen Dermatologischen Gesellschaft. 2016;14:467-477
  5. Meaume S et al. Eur. J. Dermatol. 2014. 24. 435_443
A propos de l'auteur
Paul Musset
Paul Musset
Docteur en pharmacie
Diplômé d’un doctorat en pharmacie de l’université de Reims, Paul Musset est passionné de médecine naturelle et de nutrition sportive. Il vous accompagne dans « Mon journal bien-être et beauté » en vous prodiguant ses conseils santé et bien-être.
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